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Pastoralisme

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L'élevage pastoral, moteur de l'économie pyrénéenne

Un acteur économique indispensable

  • 40 300 actifs agricoles

De tous les massifs français, le Massif des Pyrénées est celui où le poids de l’agriculture reste le plus important  avec 8,4% des actifs contre 3,5% en moyenne nationale.

  • 200 installations agricoles

Terrain fertile à l’entreprenariat, la montagne pyrénéenne attire les chefs d’entreprise et comptabilise près de 200 installations agricoles sur ces 6 dernières années.

  • 4 000 exploitations transhumantes

Avec 13 000 exploitations agricoles dont 9 000 à dominantes herbivores, les Pyrénées dessinent une terre d’élevage par excellence. Près de la moitié des exploitations d’élevage transhument.

  • 630 000 animaux transhumants

Le cheptel pyrénéen dénombre 320 00 UGB dont plus de la moitié transhume ce qui représente 90 000  bovins, 518 000 bovins, 12 000 caprins et 10 000 équins.

  • 465 M€ de chiffre d’affaires

lors PAC, l’agriculture représente un potentiel de 500M€ dont 310M€ reposent sur les filières herbivores et  pastorales (120M€ lait de brebis, 50M€ lait de vache, 100M€ bovins et veaux et 40M€ ovins) . Il existe près de 60 produits sous signes officiels de qualité.

  • 7 200 éleveurs transhumants et bergers

Les exploitations pyrénéennes contribuent au vivier de l’emploi et font vivre 21 000 équivalents temps plein (ETP).Une exploitation pastorale mobilise 1,4 ETP (contre 1,2 pour l’ensemble des exploitations) et 1,8 ETP lorsque s’ajoutent les emplois saisonniers d’estive.

L'élevage fragilisé par l’introduction des prédateurs

Avec une cinquantaine d’ours comptabilisés sur le Massif des Pyrénées, dont 80% sont concentrés sur le seul département de l’Ariège, la population d’ours a presque triplé en 10 ans.
La prédation est un phénomène complexe qui résulte d’un ensemble de facteurs (topographie des estives, nature des troupeaux, comportement et densité des prédateurs). Si les attaques restent aussi imprévisibles que leurs conséquences, elles sont en nette augmentation depuis 2016 et marquent un réel effet de seuil.

Depuis les premières introductions d’ours, plus de 8 000 bêtes ont été tuées ou blessées par l’ours et autant ont disparu. (Majoritairement des brebis mais aussi des vaches, des chevaux, des chèvres, des cochons, des chiens...).

L’élevage pastoral, moteur de l’économie pyrénnées pour un pastoralisme viable et vivable

Face à ces constats, l'association des chambres d'agriculture des Pyrénées demande  :

  • L’engagement écrit de la fin des réintroductions ;
  • L’indemnisation des troupeaux du préjudice subit (coût directs et indirects évalués par un expert mandaté par un assureur) ;
  • La révision, voire l’externalisation auprès d’un organisme indépendant, des procédures de constats et d’indemnisation des dégâts liés à l’ours, vers une plus grande objectivité dans l’expertise des dossiers.

Les éleveurs, des batisseurs du patrimoine naturel et culturel

Avec 800 000 ha de surfaces agricoles, dont la moitié en gestion collective (estive), l’agriculture entretient 50% de la superficie des Pyrénées.
Les 400 000 ha d’estives sont très largement reconnues pour leur qualité environnementale intrinsèque.
Source : RPG 2018 / Solagro - Pointereau 2012 / MEDD/DNP - DIREN - MNHN et fonds IGN / FDPNR - Bouron 2019

Le pastoralisme génère de nombreuses aménités

  • 600 € / an / ha de prairie valorisée de façon extensive ;
  • 600 000 ha de prairies permanentes ;
  • 360 M€ / an de services non-marchands.