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COMMUNIQUE DE PRESSE : Ours urgence déclarée

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Confrontés à des attaques d’ours quotidiennes, les éleveurs ariégeois et leurs troupeaux vivent un été cauchemardesque. L’Etat ayant refusé de mettre en oeuvre des mesures fortes de gestion d’une population d’ours devenue pléthorique sur notre territoire, les prédateurs se sentent partout en sécurité et viennent quotidiennement attaquer et tuer.

Le pastoralisme est devenu le garde-manger des ours !

Dans ce contexte, la Chambre d’Agriculture réaffirme son soutien aux éleveurs et bergers et somme l’Etat d’agir devant une situation devenue  totalement hors de contrôle. Des mesures immédiates doivent être prises.

En premier lieu, un prélèvement immédiat des ours sur les estives sur-prédatées doit être réalisé de toute urgence, ce prélèvement de plusieurs ours doit permettre de faire redescendre la pression de prédation, et donnerait un signal fort d’apaisement en direction du terrain.

Par ailleurs, devant le refus des agents de l’ONCFS de remplir leur mission d’expertise dans certaines communes de la Haute-Ariège, la mise à disposition immédiate de fonctionnaires habilités à réaliser les expertises suite aux prédations doit être mise en place. En effet, si certains actes répréhensibles à l’encontre des véhicules de l’ONCFS, ont pu être commis ces dernières semaines, il ne serait pas acceptable que ce soient les éleveurs et bergers qui aient à supporter la double peine de prédations sur leurs troupeaux, auxquelles s’ajouteraient la non reconnaissance et la non-indemnisation des pertes.

Enfin, et même si nous avons déjà adressé à l’Etat ces demandes restées lettre morte, nous réaffirmons l’impérieuse nécessité de mettre en place des mesures de fixation des ours dans des espaces non pastoraux, par la création de charniers et par un effarouchement ciblé permettant de contenir les ours dans ces zones.

L’urgence est malheureusement mais inexorablement déclarée pour le pastoralisme en Ariège, l’Etat doit agir, et vite !