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Bulletin Fourrage

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Sortez les animaux à l’herbe, c’est le bon moment !

Cette année pour illustrer le bulletin fourrage nous suivrons l’exploitation du GAEC du Plantaurel en Agriculture Biologique  : la famille Marty, Roselyne, Michel et leur fils Marc. Le sol, composé d’alluvion, est très portant au printemps mais plus sensible au sec avec une hétérogénéité de fond de terre. Retrouvez ci-contre la présentation de l’exploitation et le planning prévisionnel de gestion du pâturage.

Sortez à l’herbe car elle s’use quand l’on ne s’en sert pas !

La durée de vie d’une  feuille dépend des  sommes de températures pour les principales espèces. Il apparaît une feuille tous les 100 à 150°jours. Cette feuille commence sa sénescence au bout de 400 à 600 °jours .Pour le RGA, la durée de vie est de 800°jours, pour le dactyle 1000°jours. Nous ne récolterons jamais  les feuilles sorties fin d’hiver sur les parcelles de  fauche en foin d‘où l’intérêt de sortir à tôt à 300° jours pour limiter les pertes et d’aller déprimer ces surfaces de fauche car l’herbe va manquer sur la surface de base au tout début (surface pâturée uniquement au printemps). Toute l’herbe pâturée maintenant, c’est du stock gagné !

Quand faut-il sortir les animaux et sur quelles parcelles ?

Sur les exploitations inférieures à 500 m d’altitude, les 300°jours au 12 mars sont largement dépassés. Il faut continuer à sortir les derniers lots d’animaux. L’herbe va vite pousser et les 500° jours qui annoncent la fin du déprimage devait être atteint à la fin du mois ( 25 / 30 mars).
Attaquez votre mise à l’herbe sur votre surface de base et allez déprimer la surface complémentaire une dizaine de jours maximum jusqu’a 500°jours.
Sur les exploitations supérieures à 500 m d’altitude, la sortie des premiers lots  d’animaux est d’actualité sur les prairies fertiles.

Faut-il distribuer du foin lors de la mise à l’herbe ?

L’herbe de printemps contient d’avantage de sucres solubles et de matières azotées qu’une ration hivernale, mais beaucoup moins de matière sèche. Pour permettre à la flore de la panse des ruminants de bien assimiler l’herbe jeune, il est conseillé de faire une transition alimentaire en  distribuant un fourrage sec pendant une dizaine de jours. Passé ce délai, les animaux ne consomment plus le fourrage sec. Ne pas négliger l’apport de magnésie par un minéral riche en magnésie (8 %) ou l’apport de 50g de chlorure de magnésium par jour dans l’eau de boisson quelques jours avant la mise à l’herbe.

Déprimage, étêtage, c’est quoi ?

Le déprimage est une technique qui vise à exploiter l’herbe avant que l’apex de la plante se trouve à 5 cm. On parle alors de stade à épi 5 cm qui correspond à une somme de températures de 500°jours. On déprime les surfaces complémentaires avant 500°jours pour éviter de couper l’épi sous peine de perdre trop de rendement, à ne pas confondre avec l’étêtage que l’on doit réaliser sur sa surface de base ou l’apex est coupé afin de favoriser une repousse feuillue.

Suivi de la conduite fourragère du GAEC du Plantaurel

« Après l’arrêt du lait en 2011, on s’est orienté vers l’élevage allaitant avec la constitution d’un troupeau en race Limousine conduit en Agriculture Biologique. Au départ, je me suis tourné vers ce label pour compenser les primes des vaches allaitantes que je n’avais pas. J’ai fait un peu le chasseur de primes ! Au départ dans ma tête je n’étais pas bio, je sortais d’un système intensif laitier. La technicité acquise sur cet atelier m’a permis de répondre aux enjeux de l’AB sur un cheptel viande. Au terme des cinq ans, je continue sur cette filière de qualité où l’on peut produire en bio et avoir des animaux performants. Le schéma est plus extensif, plus économe en intrants. Il faut savoir observer pour faire du préventif, adapter les pratiques, et savoir se remettre en cause. Et surtout, Il faut savoir bien cultiver l’herbe. »

Chiffres clés de l’exploitation

- Création du GAEC en 2014
- Installation du fils, Marc Marty en 2016
- Main d’oeuvre : 3 UTH
- 148 ha de SAU en deux sites :
. 68 ha à Loubières dont 16 ha de prairies temporaires,4 ha de méteil, le reste en prairie naturelle et un troupeau de 35 limousines (mise-bas à l’automne) et son renouvellement
. 80 ha à Cazaux de prairies naturelles avec un troupeau de 30 mères limousines avec son renouvellement et 15 gasconnes qui estivent. Mise-bas toute l’année avec une gestion plutôt extensive.
-  0,62UGB/ha, autonome en fourrage
- Vente de veaux rosés à la Catalane
- Vente de reproducteurs

Suivi du pâturage (Bulletin Fourrage)

- Suivi du troupeau sur le site de Loubières : 35 mères limousine 15 veaux et le taureau
- Sur une surface de 26,20 ha composée de 60 % de prairies naturelles 40 % de prairies temporaires à base de RGI Trèfle violet Trèfle Blanc,  19 ha de cette surface composent la surface de base.
- Les hectares restants sont la surface complémentaire dont une partie sera déprimée à la sortie à l’herbe puis fauchée précocement pour augmenter la surface de base quand la pousse de l’herbe sera plus faible.
- Fin juillet, les animaux quitteront ce parcellaire pour aller pacager les repousses des parcelles de fauche tardive

Prévisionnel sur la surface de base

- 10 parcs de 1,9 ha  en moyenne
- Temps d’occupation de 2 à 3 jours
- Pression de pâturage : 19 UGB/ha (optimum de chargement instantané : 30 UGB/ha)
- Objectif de débrayer un à deux parcs en fonction de la pousse de l’herbe et ainsi passer à un chargement moyen de la surface de base inférieur à 50 ares/UGB

Jusqu’à présent, la surface de base était découpée en 6 parcs de 3,2 ha en moyenne avec un temps d’occupation de 4 à 5 jours (pression de pâturage : 10 UGB/ha, chargement : 57 ha/UGB)


Il y a eu du sur-pâturage d’été et d’automne sur cette surface ce qui est très néfaste à la pérennité de la prairie, la qualité de la flore surtout avec un automne et sol séchant.

 

Programme réalisé avec le concours financier du CasDAR