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Approche stratégique au sein d'une entreprise : une démarche pour éclaircir votre horizon et avancer !

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Développement d’une nouvelle activité, départ en retraite d’un associé, arrivée du conjoint sur l’exploitation, évolution de la PAC, nouveau projet qui vient bousculer le système d’exploitation…. L’agriculture évolue dans un monde ouvert, complexe, confronté à une volatilité accrue. Difficile dans ces conditions de conserver ses repères et de se projeter.

Qu’on le veuille ou non, ces modifications incessantes de contexte bousculent votre manière d’exercer votre métier d’agriculteur et de gérer votre exploitation. Ces évènements vous demandent en tant que chefs d’entreprise de prendre des décisions clés, impactantes financièrement,  techniquement, humainement… Et il est souvent difficile de s’adapter seul. Pour faire des choix en phase avec vos aspirations et adaptés au contexte, vous devez prendre le temps de poser votre réflexion, avec l’appui d’un regard extérieur.

La Chambre d'agriculture d’Ariège vous propose d'éclaircir votre horizon !

La Chambre d'agriculture et ses équipes de conseillers pluridisciplinaires vous accompagnent dans les mutations et les questionnements que vous vivez aujourd'hui pour mieux préparer l'avenir. Pour cela, elle vous propose l’approche stratégique.
La méthode est simple et se veut rapide pour aller à l’essentiel. Elle s’appuie sur  trois ou quatre rendez-vous de trois heures pour clarifier la vision de l’agriculteur sur sa situation, pour déterminer les évolutions envisagées de l’exploitation et caler un plan d’action. « Il faut arriver avec un œil neuf, sans documents, en s’affranchissant du passé et des données comptables. Le conseiller aide à prendre du recul sur la situation et l’environnement extérieur et fait exprimer son interlocuteur sur sa vision, ses valeurs et les objectifs qu’il se fixe. Il ne vient pas sur l’exploitation avec une réponse toute faite, ce sont les agriculteurs qui construisent leur avenir» explique Florence Antoine, conseillère d’entreprise formée à la démarche.

Un cheminement en trois étapes

La première étape consiste à définir la vision, le « cap » à 5-10 ans du ou des chefs d’exploitation. Le conseiller questionne pour favoriser l’expression de chacun. Comment les exploitants se voient dans l’avenir ? Qu’est-ce qu’ils aimeraient voir comme évolution future sur leur ferme ? Qu’est-ce que la réussite pour eux ? Qu’est-ce qu’ils aimeraient laisser après eux ? Le conseiller ouvre également la réflexion à l’externe. Comment envisagent-ils les relations avec les partenaires de l’exploitation et sur le territoire ? Y a-t-il localement des projets dans lesquels leur exploitation aurait sa place ou au contraire des contraintes qui feraient évoluer le système ? Quelles sont les envies des agriculteurs sur ces évolutions ?
Cette étape pose le cadre de la réflexion. Les exploitants voient plus clair sur ce qui est important pour eux, ce qui leur semble non négociable pour « vivre » de leur exploitation.

L’étape d’après consiste à décliner concrètement cette vision d’avenir en objectifs concrets, mesurables et incontournables.
Qu’est-ce qu’il est nécessaire de réaliser effectivement pour atteindre ce cap fixé précédemment ? Augmenter la valeur ajoutée de 8000 €,  réaliser la succession des terres d’ici fin 2021, se faire remplacer une à deux fois par semaine sur la période de traite, dégager une marge suffisante dans deux ans pour pouvoir avoir un salarié à mi-temps, développer la vente directe de légumes secs, prendre trois semaines de vacances en famille par an... Autant de chemins à prendre, de scénarios à envisager pour avancer dans la démarche.
Le conseiller amène ensuite les exploitants à prendre du recul sur le contexte. Du marché de la viande à la réglementation, des relations de voisinage à la pression sociétales, des opportunités technologiques aux évolutions des politiques publiques…Quelles sont les opportunités porteuses ou les éléments bloquants ? « Observer l’exploitation dans son environnement ouvre des hypothèses que les exploitants n’ont pas forcément imaginées. C’est aussi regarder son exploitation sous un autre angle. Ce questionnement sur les facteurs externes permet de tester la robustesse des scénarios envisagés », rajoute Florence Antoine.

La dernière étape doit aboutir à la définition des actions à mettre en place pour réaliser le scénario préféré. Mesurer les impacts économiques, changer les méthodes techniques, se former sur une compétence précise, réorganiser un atelier, développer des compétences managériales, investir dans un matériel, déléguer des travaux. Il s’agit là de préciser toutes les actions nécessaires, les moyens à mettre en œuvre,  les délais à respecter, les coûts à prévoir…  « Encore une fois, on part du principe que l’agriculteur a les compétences et les connaissances pour réaliser son projet. Il a juste besoin d’être accompagné pour le mettre en forme concrètement. »

Une vision mise à plat et un outil de suivi

 

L’intérêt de la démarche réside également dans la mise à plat sous forme graphique de sa situation.  Un support écrit qui peut être affiché au bureau, très utile pour mesurer le suivi des évolutions de son exploitation, mais aussi pour échanger avec les partenaires de l’exploitation. « C’est écrit, ça me donne une vision claire de ce que j’ai déjà fait et de ce qu’il me reste encore à faire, tout en gardant en vue ma vision de départ. Je l’ai montré aussi à ma famille car ils sont concernés en première ligne» témoignent les premiers bénéficiaires.

 

Pour en savoir plus, contactez Florence ANTOINE, conseillère Entreprise à la Chambre d'agriculture de l'Ariège :
05 61 02 14 00 - 06 75 47 33 56