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Journée technique ovine : de nombreux sujets abordés

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Le GAEC Derramond, composé de Christian et de son fils Michaël, a accueilli jeudi dernier une journée technique ovine, rassemblant ainsi une trentaine d’éleveurs ovins du département.

Ces éleveurs possèdent 1200 brebis Tarasconnaises sur la commune de Saint-Felix-de-Rieutord. Ils ne transhument pas, vendent leurs agneaux en légers et ont un système qui repose sur la réduction des charges tout en cherchant à se faciliter le travail.

De nombreux sujets ont été abordés à l’occasion de cette journée, avec divers  ateliers et démonstrations, permettant aux participants d’échanger sur leurs pratiques.

Des outils pour améliorer le confort et la sécurité au travail

C’est ainsi que la journée a débuté au niveau du parc de tri couvert, par une démonstration de parage avec une cage de retournement prêtée par Arterris et des sécateurs électriques, afin de montrer les avantages de posséder ces équipements en termes de confort de travail et de sécurité. Les éleveurs qui étaient volontaires et qui souhaitaient essayer ces équipements ont eu la possibilité de le faire.

Une démonstration d’utilisation de bâtons de lecture électronique a ensuite eu lieu, toujours dans le parc de tri, avec deux lecteurs de boucles de chez Allflex : le LPR et le RS420. Ces deux lecteurs étant compatibles avec Synel, des transferts d’inventaire sont alors possibles. De plus, ils peuvent permettre d’établir des listes de brebis et de les comparer entre elles (cela peut être utile notamment aux éleveurs transhumants, qui font une liste à la montée et une autre à la descente, pour connaître les numéros des animaux manquants). Les performances de ces deux lecteurs sont évidemment différentes, ce qui explique le prix plus élevé du RS420, doté d’un écran et possédant plus d’options.

Zoom sur le contrôle de performances

C’est ensuite le contrôle de performances qui a été présenté. En effet, la plupart des béliers de ce  GAEC sont achetés à l’UPRA, dans le but d’améliorer les performances génétiques du troupeau. Les participants sont alors allés voir un lot d’agneaux croisés brebis Tarasconnaises x béliers Dorpers (race originaire d’Afrique du Sud), un croisement essayé pour la première fois cette année.

Une salle de tonte : pourquoi ? Comment ?

En suivant, c’est  la salle de tonte achetée cette année qui a été visitée, afin de comprendre son fonctionnement. Cet investissement permet aux tondeurs et attrapeurs de travailler dans de meilleures conditions, avec plus de sécurité, et d’avoir une laine plus propre, pour ensuite être valorisée en partie par Laines Paysannes.

Le pâturage tournant dynamique, une pratique utilisée par le Gaec Derramond

Après un repas fourni par le GAEC de Peychou, la journée s’est poursuivie et terminée avec un atelier sur le pâturage tournant dynamique, animé par Txomin Elosegui, conseiller à la Chambre d’agriculture et appuyé du témoignage de Michaël Derramond. En effet, sur ce GAEC composé de 250 hectares dont plus de la moitié en bois, le pâturage tournant dynamique est l’un des principaux leviers pour diminuer les charges de l’exploitation.
Les parcelles de pâturage tournant sont au nombre de 18, chacune faisant deux hectares. Les brebis sont conduites en un seul lot et passent 24 heures par parc.
En 2020, huit tours ont été réalisés. Grâce à la mise en place de ce système, 250 balles de foin suffisent à passer l’hiver, soit six fois moins qu’auparavant.

La présence de Géraldine Pujos, d’Interbev Occitanie, a permis la diffusion d’informations à travers des fiches techniques. L’objectif du programme Inn’Ovin est de promouvoir le métier d’éleveur ovin dans le but de recruter de nouveaux éleveurs.  Toutes les informations Inn’Ovin sont d’ailleurs disponibles sur le site www.inn-ovin.fr, où de nombreuses fiches techniques sont disponibles, ainsi que sur les réseaux sociaux.

Au total, ce sont une trentaine d’éleveurs ovins du département, dont plusieurs jeunes ayant des projets d’installation, qui se sont déplacés. Ce fut donc une journée réussie, montrant qu’une dynamique existe et est à développer pour cette filière.