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« Les Massifs et le syndicalisme majoritaire sont plus que jamais unis pour défendre la reconnaissance des surfaces proratisées »

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Entretien avec Philippe Lacube, président de la l’Association des Chambres d’agriculture des Pyrénées et de la Chambre d’agriculture de l’Ariège, membre de la délégation APCA-JA-FNSEA chargée des négociations de la future PAC.

 
 
Co-organisé par la FNSEA, les Jeunes agriculteurs et l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA), ce séminaire a réuni près de 150 personnes à Ax-les-Thermes. Les Massifs, et l'ACAP en fer de lance, ont joué un rôle clé. Pourquoi était-il important d’organiser cet événement cet automne ?

 

   

 

Il nous semblait primordial de démontrer les apports des surfaces pastorales auprès des décideurs, à savoir aux parlementaires européens et français et aux représentants de l’Etat. Ces surfaces, productives,  jouent un rôle indispensable pour les exploitations. Elles revêtent également des intérêts incontestables pour le bien public tant en matière économique, environnementale que sociale. C’est pourquoi, il est important de reconduire l’éligibilité de ces surfaces aux aides surfaciques de la PAC. Le syndicalisme majoritaire et les massifs français sont plus que jamais unis pour défendre cette position.

 

Jérémy Decerle (Renaissance), Anne Sander (PPE) et Eric Andrieux (SD), parlementaires européens des trois principaux partis, ont fait le déplacement. A quelques jours d’une nouvelle réunion du Parlement européen, leurs présences se sont révélées décisives…

    

 

Nous sommes en effet dans le « money time ». Les différents groupes politiques se réuniront prochainement pour voter les futures dispositions de la prochaine PAC. Au-delà du travail relatif aux surfaces proratisées, nous avons pu les sensibiliser et les interpeller sur les différents enjeux du programme à venir : le maintien de l’ICHN, la définition des agriculteurs actifs, les problématiques liées aux aides couplées ou encore à l’Ecosheime. Ce dernier point vise à récompenser les pratiques d’agriculture vertueuse dans la prochaine PAC. Cette mesure peut se révéler particulièrement défavorable pour la Montagne française dont les pratiques sont d’ores et déjà vertueuses et donc les marges de progrès réduites.

Quel bilan tirez-vous de ce séminaire ?

Je suis particulièrement satisfait de la qualité des débats. A quelques jours de réunions importantes qui définiront les contours de la prochaine PAC, les Massifs et la profession agricole ont réalisé une vraie démonstration de force aux responsables politiques grâce à leur union.

Des plus, les annonces se révèlent rassurantes. Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation l’a exprimé clairement dans une vidéo diffusée le 1er octobre : le principe d’éligibilité des surfaces pastorales doit être préservé. Il a également précisé que, dans le cadre des négociations en cours, la France porte la nécessité de conserver dans le futur texte les avancées obtenues suite à l’adoption en 2017du règlement « Omnibus », qui permet de reconnaître plus facilement certaines surfaces, dont les surfaces pastorales.

Nous resterons toutefois vigilants sur les outils de mise en œuvre déployés dans le cadre du prochain programme. Le travail continue. J’assisterai prochainement à plusieurs réunions à Bruxelles et à Paris.