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Irrigation : les agriculteurs ariégeois responsables et capables de s’organiser

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La campagne d’irrigation arrivant à son terme, la Chambre d’agriculture décide de dresser un bilan. Celui-ci se révèle particulièrement positif. Il révèle un comportement responsable des agriculteurs, capables de s’organiser en cas de crise et conscients de l’enjeu du partage d’eau sur le territoire (étiage de la Garonne et de l’Hers).

Des conditions météorologiques intenses

L’été 2019 restera dans les annales. Les températures ont en effet atteint des records. Les pics de chaleurs allant jusqu’à 39 degrés en juillet dernier en témoignent. Trois épisodes caniculaires ont en effet été recensés (cf. frise ci-après).

Ces conditions météorologiques intenses n’ont pas été sans conséquences pour l’agriculture ariégeoise. Face à de telles températures, le début de la campagne d’irrigation a été anticipé de quelques jours par rapport aux années précédentes. Cette situation a impacté l’état des ressources. Même si les précipitations des 27 et 28 juillet ont permis de calmer cette situation météorologique tendue, de telles conditions auraient pu compromettre les missions de ces grandes retenues : compenser l’irrigation et soutenir l’étiage.

 

Retour sur les temps forts de la saison estivale

 

 

Une gestion des ressources effectuée en concertation avec l’Etat

Face à de tels enjeux, représentants de la profession, autorités publiques et Conseil départemental se sont réunis tout au long de la saison au cours de cellules Eau, afin d’établir de manière concertée une gestion « intelligente » de la ressource.

Organisée dans un contexte de fortes chaleurs, celle du 8 août s’est révélée particulièrement déterminante. Malgré plusieurs orages, les ressources se veulent à ce moment-là fortement affaiblies. Le Touyre, le Douctouyre et le Contirou, cours d’eau non réalimentés, sont particulièrement impactés.

A la demande des autorités, les agriculteurs doivent donc s’organiser afin d’établir des tours d’eau et éviter toute interdiction de pompages. Les conséquences d’une telle décision auraient en effet pu être dramatiques pour les exploitations de la zone, en majorité tournées vers l’élevage.

Aux côtés des agriculteurs, la Chambre d’agriculture de l’Ariège a joué un rôle de coordinateur dans ce dossier. C’est elle qui, après avoir échangé avec l’ensemble des exploitants du secteur, a réalisé et transmis le calendrier à la Préfecture.

Bien que mis en place en situation de crise, ce travail met en exergue la volonté et la capacité du monde agricole à s’organiser. Ce comportement responsable permet ainsi de sécuriser les rendements des productions implantées dans de ce secteur et de maintenir les ressources nécessaires pour la biodiversité et  pour le soutien d’étiage. L’état des ressources disponibles en fin de campagne le prouve.

 

 

La Chambre d’agriculture de l’Ariège aux côtés des agriculteurs et force de proposition dans la gestion de l’eau

Consciente des enjeux de la gestion de l’eau, la Chambre d’agriculture de l’Ariège accompagne de nombreux agriculteurs dans l’optimisation de leurs usages. Pour cela, les techniciens développent des outils d’aide à la décision tels que le Bulletin Irrigation, transmis toutes les semaines à l’ensemble des irrigants. Ce support permet aux exploitants d’ajuster au mieux leur conduite en la matière.

Mais l’établissement consulaire ariégeois veut aller plus loin politiquement. Les élus souhaitent durant l’hiver travailler sur des propositions de créations de ressources dans le département. Rappelons que Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, a récemment exprimé son souhait de créer 60 réserves au niveau national.

 

 

    

Les élus de la Chambre d'agriculture ont expliqué cette démarche au cours d'une conférence de presse, le 17 septembre dernier.