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Bureau décentralisé dans le Couserans : des échanges constructifs avec les agriculteurs

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Depuis le début de la mandature, les responsables professionnels travaillent à renforcer leurs liens avec le territoire. Dans le cadre de cette politique, un Bureau décentralisé dans le Couserans a été organisé le 7 novembre dernier. L’occasion pour les élus de rencontrer les exploitants agricoles du secteur.

Après la Bastide de Sérou, les responsables professionnels de la Chambre d’agriculture ont décentralisé leur dernier Bureau à Saint-Girons. Cette initiative nourrit un double objectif : rencontrer et échanger avec les collaborateurs présents sur place et, dans un même temps, échanger avec les agriculteurs du secteur. « Ce type d’initiative traduit notre souhait de renforcer nos liens avec les territoires », expliquent conjointement Philippe Lacube et Emmanuel Lecomte, Président et Directeur de la structure. « Nous nous devons d’être à l’écoute de nos ressortissants afin que nos services soient en adéquation avec leurs besoins. »

 

"En plus de répondre aux attentes sociétales relatives à la traçabilité des produits et au « manger local », la marque Ariège permettra d’accroître les volumes de production des producteurs sur un point unique."


Les membres du Bureau se sont ainsi rendus à Sentenac d’Oust afin de visiter l’exploitation du Gaec d'Arpos.  Nichée à près de 900m d’altitude, cette structure dispose de 140 hectares de SAU et regroupe plusieurs ateliers. Damien Duran, David et leur mère sont à la tête d’un troupeau de bovins viande, de bovins lait et d’ovins lait. « Nous produisons 100.000 litres de lait an, que nous transformons en fromages (9 tonnes) et en fromage blanc (1 tonne) », explique Damien Duran. Un choix nécessaire pour l’exploitant. « Nous commercialisons par la suite notre production en vente directe ou semi- directe, dans plusieurs enseignes du secteur. Au-delà de la satisfaction de produire un produit fini, cela est plus intéressant économiquement. Seuls quelques animaux sont vendus à des négociants. »

 

La recherche de valeur ajoutée au cœur des réflexions des exploitants

Bien que plus viable économiquement, ce système de commercialisation entraîne une charge de travail supplémentaire aux exploitants. « Nous nous chargeons nous-même de préparer et de livrer les commandes », précise Damien Duran.
Conscients de la croissance du nombre de producteurs locaux et des problématiques auxquelles ils sont confrontés, les élus de la Chambre d’agriculture ont choisi, dès le début de la mandature, de s’emparer de ce dossier. 

 

« Nous sommes en train de mettre en place une animation territoriale en Haute-Ariège. J’aimerais dupliquer cette initiative sur d’autres secteurs du département »

 

« Le lancement de la marque Ariège et la création d’une ambassade ariégeoise à Toulouse peut répondre à vos besoins », réagit Philippe Lacube. « En plus de répondre aux attentes sociétales relatives à la traçabilité des produits et au « manger local », cet outil permettra d’accroître les volumes de production des producteurs sur un point unique. »  Une stratégie qui séduit les agriculteurs. Pour autant, tous expriment un regret : « aujourd’hui, malgré nos efforts et l’évolution de nos systèmes d’exploitation, nos revenus dépendent de la PAC. Cela est assez frustrant. » « Nous ne devons pas avoir honte de cela », réagit Philippe Lacube, acteur des négociations du futur français au niveau national. « Les primes permettent à la population de trouver nos produits en magasin. » « Il ne faut pas croire : toutes les grandes puissances agricoles sont aidées par les États », surenchérit Mickaël Marcerou, membre du Bureau.

 

Des échanges riches

Ces échanges ont permis de mettre en exergue les attentes des agriculteurs vis-à-vis de la Chambre d’agriculture. « Auparavant, le conseiller agricole faisait le lien entre les exploitants. Aujourd’hui, cela se perd », regrette un éleveur. Une remarque entendue par les responsables professionnels. « Nous cherchons à étoffer nos équipes de techniciens. Plusieurs recrutements sont en cours afin de renforcer le déploiement des conseillers sur le terrain. » De plus, des collaborations avec les Intercommunalités ont également été annoncées. « Nous sommes en train de mettre en place une animation territoriale en Haute-Ariège. J’aimerais dupliquer cette initiative sur d’autres secteurs du département », conclut Philippe Lacube.