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Rotations Objectif 4 pour 1000 : des pratiques innovantes sur les parcelles pilotes

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Depuis plus d'un an, chercheurs et conseillers des différentes organisations professionnelles agricoles travaillent en synergie pour réfléchir à de nouveaux systèmes agricoles et à renforcer le lien entre éleveurs et céréaliers.

Chercher à améliorer la fertilité des sols avec des bilans carbone positifs : tel est l’objectif des agriculteurs de Conser’Sols, association pour le développement des pratiques d’agriculture de conservation des sols.
Dans le cadre du projet « Rotations Objectif 4 pour 1000 », des rotations positives en carbone ont été choisies pour suivre leur impact sur la qualité des sols. Ces rotations répondent aux critères suivants :
❚ laisser le moins possible de sol nu
❚ réaliser au moins un engrais vert
❚ réaliser au moins une légumineuse
❚ enfouir les résidus de culture au moins une fois
❚ privilégier des cultures avec une biomasse importante de résidus enfouis
❚ réaliser un apport d’amendement organique (fumier, bois, compost…).

Un seul mot d’ordre pour les parcelles positives en carbone : toujours couvertes !


En pratique, pour répondre à ces critères, les cultures et engrais verts se succèdent ou mieux, se mélangent. Le défi, encore plus qu’avec une culture seule, est de prendre le dessus sur les mauvaises herbes.

Sur les parcelles pilotes, les pratiques innovantes retenues sont les suivantes :
❚ colza associé à des légumineuses, soit de la féverole détruite en hiver, soit un mélange de lentille et de trèfle, avec couverture du sol par le trèfle après la récolte du colza,
❚ double couvert : couvert d’été (sorgho fourrager) suivi d’un couvert d’hiver (féverole-phacélie),
❚ cultures associées : blé-féverole, tournesol-luzerne ou orge-luzerne
❚ semis de couverts dans une culture : moutarde dans soja, trèfle dans maïs grain par drone,
❚ semis d’une culture dans une culture en place : blé dur ou méteil dans luzerne,
❚ maïs semé à 40 cm d’écartement, à une densité de 100 000 grains/ha.

En parallèle, les groupes de discussion entre éleveurs et céréaliers mis en place autour de Pamiers et de Mirepoix, ont fait ressortir le lupin comme aliment facile à intégrer dans les rations. Pour travailler sur la conduite de cette culture, des parcelles seront semées en lupin dès le mois de septembre.

Aude pelletier